
Quels sont les effets d’entraînement de la hausse des prix du pétrole au-delà du prix à la pompe?
Shechar Dworski, Chef de l’économie et directeur, Stratégie macroéconomique chez Placements PICTON

Les portefeuilles 60/40 sont-ils toujours diversifiés à mesure que les corrélations augmentent?
Michael White, CFA, Gestionnaire de portefeuille, Multistratégies
La réponse courte est non. Il est regrettable que de nombreux investisseurs aient pu considérer 2022 comme une anomalie, mais l’histoire nous montre que les actions et les obligations peuvent devenir corrélées, et il est essentiel de tenir compte du régime macroéconomique qui mène à cette situation — lequel est presque entièrement lié à l’inflation.
Nos recherches démontrent qu’à mesure que l’inflation augmente, les rendements réels d’un portefeuille traditionnel 60/40 ont tendance à en souffrir. Cela est logique, puisque l’inflation érode le pouvoir d’achat des investisseurs. Toutefois, lorsque l’inflation atteint ou dépasse 3 %, les actions et les obligations deviennent plus positivement corrélées. Même si l’inflation américaine a considérablement ralenti depuis ses sommets post-COVID, elle n’a pas atteint les cibles des banques centrales de 2 %, ni été maintenue à ce niveau ou en dessous.
Source: Robert Shiller, Sterling Professor of Econimics, Yale University, http://www.econ.vale.edu/~shiller/data.htm. “Stocks” refers to S&P 500 Index. ”Bonds” refers to US 10-year Treasury Yields. “60/40 Portfolio” refers to a hypothetical portfolio comprised of 60% U.S equities, and 40% U.S. fixed income. Return for the 60/40 Portfolio has been calculated based on the weighted, monthly, historical returns of the S&P 500 Index blended with the weighted, monthly, historical returns of US 10-Year Treasury Yields for the period from January 1,1940, to December 31, 2025.
À cela s’ajoutent des facteurs géopolitiques majeurs tels que les guerres, la sécurité énergétique et la démondialisation, qui laissent présager que l’inflation restera probablement obstinément au-dessus des cibles des banques centrales. Cela s’ajoute aux tarifs douaniers encore largement en place, au recul de la mondialisation et de ses dynamiques commerciales désinflationnistes, ainsi qu’à d’autres facteurs contribuant à une inflation structurellement plus élevée. Il existe également une dimension de dépréciation monétaire liée à l’inflation, qui mérite d’être abordée ultérieurement. En somme, l’inflation est aujourd’hui un facteur beaucoup plus important pour les consommateurs qu’elle ne l’a été depuis des décennies. Les investisseurs sont tout autant préoccupés, et l’importance de la corrélation entre actions et obligations pourrait prendre du temps à être pleinement intégrée par ceux dont les portefeuilles sont façonnés par les habitudes.
Quelle catégorie d’actifs en souffre le plus?
Dans une allocation traditionnelle 60/40 uniquement longue, il ne s’agit pas tant de déterminer quelle catégorie d’actifs souffre le plus, mais plutôt laquelle souffre davantage que prévu. L’attention se porte clairement sur les obligations. Lors de chocs de croissance, les obligations ont généralement fourni un amortisseur suffisant face aux baisses des actions, mais lors de chocs inflationnistes, elles ne parviennent généralement pas à jouer leur rôle de diversification du risque lié aux actions.
Cela met en évidence l’importante opportunité de compléter un portefeuille traditionnel par une allocation à des actifs et des stratégies alternatives visant à créer de la diversification sur deux plans.
Avant tout, nous croyons que l’ajout de nouveaux facteurs de diversification sous forme de stratégies d’alpha non corrélées constitue la priorité. Les stratégies non corrélées ne dépendent ni du niveau ni de l’orientation des taux d’intérêt ou du risque des marchés boursiers développés (deux facteurs qui expliquent presque entièrement les rendements des portefeuilles traditionnels 60/40), ce qui offre de nombreuses possibilités de diversification de ces risques.
Ensuite, plutôt que de se laisser frustrer par la nature imprévisible de l’inflation, les investisseurs peuvent envisager de tirer parti de rendements liés à l’inflation grâce à une allocation intentionnelle à un ensemble réfléchi et adéquatement diversifié de sources de rendement sensibles à l’inflation. Une combinaison de différentes catégories d’actifs et de nouvelles stratégies peut ainsi aider les investisseurs à adopter une approche offensive lorsque l’inflation pèse sur le portefeuille 60/40.
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Shechar Dworski, Chef de l’économie et directeur, Stratégie macroéconomique chez Placements PICTON

Michael White, CFA, Gestionnaire de portefeuille, stratégies multiples

Shechar Dworski, Ph. D., CFA, Chef de l’économie et directeur, Stratégie macroéconomique
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